‘A la mémoire de Jacques Hassoun.’
 » La transmission est une page d’écriture, un récit qui conte le geste des anciens que chacun lira, ré-écrira à sa manière « 

Jacques Hassoun

Argument

Le Point de Capiton est né en 1989, non du souci de « faire école « , mais du postulat suivant : pour transmettre quelque chose d’une expérience, et plus particulièrement de l’expérience analytique, il faut que soient réunies quelques conditions, dont la principale est le respect de la parole, en ceci que c’est par sa parole que le sujet se risque dans le lien social. Le tournant du siècle a donc inscrit le dixième anniversaire de cette aventure, qui a pour autre condition de se savoir possiblement éphémère.

En 1990, face aux événements tragiques de Carpentras, les membres du Point de Capiton ont été dans la nécessité de « dire et faire silence tout à la fois « . Le colloque organisé alors s’intitula  » La Loi, les mots, le silence « . Une exposition, « calligraphies arabes et Droits de l’Homme « , était présentée lors de ce Colloque.
Jacques Hassoun fut celui qui nous accompagna et nous soutint, autant dans la préparation de ces journées, que par sa réflexion pendant le colloque, après-coup, et pendant dix ans. Sa perte est pour nous immense, comme elle l’est sans doute à tous ceux et celles qui trouvaient dans ses ouvrages quelque chose de l’impertinence nécessaire à tout sujet pour qui un texte, une action, une pensée ne vont pas ‘de soi’ ; pour qui le ‘souci politique’ équivaut à questionner ‘le lien entre le mal-être individuel et la Cité, la ‘polis’, comme l’écrit G. Garner dans sa préface à ‘Actualités d’un malaise’, ouvrage posthume de J. Hassoun.

2000 – 130 pages – 16€

Ce questionnement se poursuit donc par cette proposition d’Edith Thibault :  » Que s’est-il passé pour qu’un texte, au sens de texture, fasse rupture du temps dans la structure même de la civilisation, marque un avant et un après, et fasse passage à du nouveau ? Ce que nous repérons à l’œuvre chez le sujet dans son inscription dans et par le symbolique, comment ça se noue dans l’histoire d’une civilisation ? « 

Aborder la question de la loi symbolique et des textes ‘fondateurs’ ne vise pas à rabattre la réflexion du côté d’une réponse à propos de l’origine, sur le versant du dogme, analytique, religieux ou scientifique, mais au contraire à ouvrir les interrogations des uns et des autres quant à son rapport au texte, et plus particulièrement à ce qui fait « texte fondateur  » pour le champ dans lequel il travaille. Il ne s’agira donc pas de chercher un syncrétisme de la pensée.

Un texte ‘fondateur’ ne serait-il pas un texte ‘qui inscrit quelque chose du rapport du désir à la loi, et qui fonde toute possibilité de parole ?  » (E. Thibault)

C’est cette hypothèse que nous ‘effeuillerons’ par une interrogation de la ‘Loi symbolique’ dans son rapport aux textes dits ‘fondateurs’ : La Bible, le Coran, mais aussi la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, ou pour la psychanalyse, la Traumdeutung.

Simone Molina, présidente du Point de Capiton

Programme

Samedi 6 Mai
Ouverture : Daniel Girard. (Directeur de La Chartreuse)
Simone Molina, Edith Thibault. (Point de Capiton)

Qu’est-ce qui se ‘trame’ dans le collectif ?
Du sujet dans son rapport au texte .

Dimanche 7 mai
D’un au-delà de l’écriture ?
Loi symbolique et désir : une texture ?