« Traduire » de Nurith Aviv- 19 janvier 2019 à 10h30 cinéma Utopia Avignon

Le 19 janvier à 10h 30 Cinéma UTOPIA Avignon, nous vous invitons à la projection du film « TRADUIRE. »

Nous vous attendons nombreux…un débat suivra la projection.

Cordialement

Pour la 5e année le Point de Capiton poursuit son partenariat avec Utopia.

Nous aborderons un nouveau cycle autour des films de la réalisatrice Nurith Aviv dont le travail sur la langue, la traduction, la transmission rejoint nos préoccupations sur l’écriture de la souffrance psychique comme de l’écriture littéraire ou cinématographique.

Séance unique le samedi 19 janvier à 10h30. La projection sera suivie d’un débat animé par Simone Molina, psychanalyste et des membres du Point de Capiton.

Nous remercions Caroline Renard, professeur de cinéma à la faculté d’Aix-en-Provence, pour sa présence au débat autour du film TRADUIRE.

TRADUIRE

Nurith AVIV – France / Israël 2011 1h10mn VOSTF –

Du 19/01/19 au 19/01/19

TRADUIRE

Première femme à être reconnue comme directrice de la photographie par le Centre National de la Cinématographie, Nurith Aviv a fait l’image d’une centaine de films de fiction et de documentaires (pour Agnès Varda, Amos Gitaï ou encore Jacques Doillon). Passé à la réalisation en 1989, elle a réalisée quatorze films documentaires qui mettent en scène une langue, l’hébreu, et l’interroge sous divers angles poétique et politique, religieux et profane
Dernier volet d’une trilogie, Traduire est une invitation à un voyage à travers les âges, depuis les textes anciens jusqu’à la littérature israélienne contemporaine, un film-Babel où des traducteurs de différents pays, s’exprimant chacun dans sa langue, parlent de leur expérience de passeurs de la littérature hébraïque écrite à travers les siècles. Les traducteurs parlent avec passion de la confrontation avec une langue qui les amène parfois à transgresser les règles de leur propre langue. mettre en évidence de manière vivante, et souvent émouvante, l’immense variété des enjeux politiques, historiques, religieux, philosophiques, philologiques et aussi très personnels que mobilise l’hébreu dans sa singularité.

Ainsi à Brest, Sandrick Le Maguer travaille le Midrash (exégèse juive du texte biblique) pour éclairer les Évangiles. À Boston (Massachusetts), Angel Saenz-Badillos ramène à leur source hébraïque les poètes médiévaux de l’âge d’or espagnol. À Malakoff, Itskhok Niborski compose un dictionnaire des hébraïsmes contenus dans la langue yiddish. À Tel-Aviv (Israël), Sivan Beskin tente de restituer la poétesse Léa Goldberg (1911-1970), originaire de Lituanie, à sa langue natale.

Au fil de ces interventions, filmées avec une belle tenue dans l’écoute de la parole et le demi-jour des cabinets de travail, des propos surprenants et passionnants affleurent. À Barcelone, Manuel Forcano, traducteur du poète Yehuda Amichaï (1924-2000) en catalan, avoue l’influence du rénovateur de la littérature israélienne sur sa propre poésie. À Acre (Israël), Ala Hlehel, traducteur d’origine palestinienne du dramaturge Hanoch Levin (1943-1999) en arabe, explique comment il doit procéder « au meurtre de la langue du père » pour faire passer la concision de l’hébreu dans l’efflorescence de l’arabe classique.

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